
Au Vélodrome, dimanche 7 décembre 2025, Zinédine Zidane a rejoué à Marseille pour The Universe League, devant un stade comble. Présenté par Doigby, il a marqué et ravivé la mémoire collective. L’événement mêlant Kings League, matchs de légendes et concerts réactive son lien à la ville. De plus, il relance, à l’horizon 2026, l’hypothèse Zidane sélectionneur de l’équipe de France.
Au Vélodrome, le retour d’une idole en 2025
Un soir d’hiver, 07/12/2025, l’Orange Vélodrome s’allume comme pour une finale. Les tribunes vibrent, les téléphones scintillent, les enceintes grondent. Zinédine Zidane, héros tutélaire des couloirs marseillais, revient sur la pelouse sur laquelle il n’avait plus joué depuis 2007. Présenté au public par le speaker influenceur Doigby, l’ancien capitaine des Bleus est accueilli comme une rock star. Marseille, ville matrice, retrouve son enfant le plus célèbre.
Le récit d’une soirée-spectacle
Baptisée The Universe League, la programmation mêle compétition alternative et gala. Une affiche de Kings League France lance la fête, suivie de deux rencontres exhibition entre célébrités et anciennes gloires (OM/PSG, Real/Barça/Juventus), puis de concerts portés par la scène rap marseillaise. Le spectacle culmine lors d’un match de légendes Phocéa Universe contre King Capital : Zidane y marque, gestes nets, contrôle soyeux, vista intacte. Score sans appel : 10-1. On n’applaudit pas seulement un but, on applaudit un style qui n’a pas vieilli.
Marseille, matrice d’un mythe
Dans les travées, l’émotion remonte des quartiers nord. La figure du champion « né à deux stations d’ici » hante les souvenirs. La Castellane n’est pas citée, elle s’entend. Des anciens de l’OM, des internationaux passés ou présents, des humoristes et des influenceurs se mêlent au public. Beaucoup parlent d’une « idole d’enfance » et d’une icône mondiale. En effet, sa trajectoire reste un levier d’espoir pour les jeunes Marseillais. La dernière apparition de 2007 plane comme une date repère : le retour de 2025 referme une boucle et en ouvre une autre.
Le chef d’orchestre discret de sa légende
Derrière cette soirée, on devine une mécanique soignée. Ryad Zidane, neveu du champion, coordonne l’événement avec les équipes de la Kings League. Ancien défenseur du FC Barcelone, Gérard Piqué apporte son savoir-faire de showrunner : le format hybride un football réglé pour l’ère du streaming cherche à s’installer en France avec une saison 2 annoncée en 2026 et la perspective d’une Coupe du monde au Brésil. L’entrée de Zidane, la scénographie et l’alternance matchs concerts participent d’une dramaturgie. Ainsi, le ballon sert un récit, et ce récit favorise une implantation durable.
Ambassadeur, entrepreneur, mentor
Pendant que l’attente d’un retour sur un banc de touche s’allonge, Zidane entretient sa présence publique. Ambassadeur EA Sports FC au Z5, son complexe de foot à cinq, figure de l’écurie Alpine en Formule 1, visage de la division sportive de Renault autour de l’Alpine A290 électrique, partenaire d’image du Palace Merano : le palmarès a trouvé ses prolongements. L’homme vit à Madrid, mais son agenda passe par les paddocks, les studios, les centres d’entraînement. Il incarne tour à tour le mentor bienveillant et le symbole d’un luxe discret. De plus, il est l’ambassadeur d’une industrie française tournée vers l’innovation.

Les Bleus en ligne de mire
Régulièrement, Zidane répète que diriger l’équipe de France demeure « un de [ses] objectifs ». La Fédération française de football a déterminé la durée du mandat de Didier Deschamps jusqu’à la Coupe du monde 2026. Au-delà, tout reste ouvert. Dans les rédactions et chez les supporters, Zidane est décrit comme le favori naturel pour la succession. Précision indispensable : aucune nomination officielle n’existe à ce jour. L’intéressé, lui, garde la ligne de crête : dire le désir, sans griller les étapes pour Zidane, entraîner l’équipe de France reste un objectif prioritaire.

Une galerie de témoins, du vestiaire aux loges
Sur la pelouse, des anciens coéquipiers et adversaires racontent la même stupeur joyeuse : contrôle orienté, passe « dans le bon sens », frappe fouettée. Dans les couloirs, Kevin Gameiro, Blaise Matuidi, Robert Pirès, Didier Drogba, Adil Rami, Éric Di Meco croisent Franck Kessié, Samuel Umtiti, Mamadou Niang. Chacun y va de son souvenir ou de son aveu : jouer avec Zidane, c’est redevenir un gamin. Dans les loges, Redouane Bougheraba et d’autres artistes marseillais savourent une communion rarement vue pour un événement hors calendrier officiel.

Ce que dit cette nuit du football-spectacle
La Universe League raconte la transformation d’un sport en scène. Les règles ajustées de la Kings League, les figures de streamers et la présence de légendes composent une grammaire médiatique neuve. Le Vélodrome, temple traditionnel, devient plateau. Marseille s’y prête : ville de ferveur, de récits, d’accents. En ramenant Zidane au centre, l’organisation associe mémoire et audience, mythe et grande écoute. On peut y voir une tentative : capter la jeunesse à l’heure des courts formats. Cependant, cela se fait sans renier la profondeur historique qu’incarne un joueur de 53 ans (né en 1972) et sacré en 1998.
Une silhouette, des détails
Le public n’a pas seulement salué un nom. Il a reconnu une manière : posture verticale, regard circulaire, économie des gestes. Au moment du but, les partenaires sourient comme des fans au bord de la pelouse. Le cuir claque, la foule se lève, la caméra tremble. Court instant, la mémoire superpose l’éditeur d’images et les finales d’hier. Zidane n’est plus entraîneur en attente, ni icône publicitaire : il redevient un milieu créateur. Quelques minutes suffisent à rappeler pourquoi cette figure rassemble au-delà des clivages de clubs.
Repères chronologiques
- 2007 : dernier match de Zidane au Vélodrome avant l’événement 2025 (caritatif).
- 06/2023 : partenariat EA Sports FC au Z5.
- 2023 : rôle d’ambassadeur Alpine F1 officialisé autour de la A523.
- 23/02/2025 : mise en avant de l’Alpine A290.
- 17/04/2025 : partenariat Palace Merano annoncé.
- Automne 2025 : nouvelles déclarations de Zidane sur son envie d’entraîner les Bleus.
- 07/12/2025 : Universe League au Vélodrome.
- Après 2026 : fenêtre probable pour la succession à la tête des Bleus.
Marseille, hier et demain
Le retour de Zidane donne à Marseille un récit commun. Anciens et plus jeunes partagent une même image : celle d’un gamin qui a grandi à l’ombre des barres et dont le ballon a retissé la ville. L’Orange Vélodrome s’est fait scène, mais c’est la cité entière qui a vibré. La Kings League veut s’installer durablement en France, Marseille en offre la bande-annonce idéale. Et pour Zidane, la nuit à valeur de jalon : elle rappelle d’où il vient et vers quoi il va.
Et maintenant ?
Cap sur 2026 : la Kings League annonce sa montée en puissance, avec la perspective brésilienne et une saison française à stabiliser. Côté sélection, Didier Deschamps emmènera les Bleus jusqu’à la Coupe du monde 2026 ; après quoi se posera officiellement la question de la suite. Zidane demeure pressenti, mais rien ne s’écrit sans décision fédérale. En attendant, la marque Zidane poursuit sa trajectoire entre terrain, industrie et transmission et Marseille conserve l’étendard d’une émotion intacte.
Le mythe en mouvement
Cette soirée au Vélodrome a offert bien plus qu’un souvenir. Elle a condensé un moment d’actualité (Universe League 2025), un horizon (l’après 2026 chez les Bleus) et une silhouette : celle d’un champion devenu figure culturelle. Si l’époque aime les formats rapides, le mythe, lui, prend son temps. Zizou reste en mouvement entre mythe et futur et Marseille, à nouveau, a tenu le fil.