
Annoncée début septembre 2025, l’extension After Hours Til Dawn 2026 ramène The Weeknd en France : Stade de France (Paris) le 10 juillet 2026, Allianz Riviera (Nice) le 21 juillet 2026, avec Playboi Carti en ouverture. Derrière le masque, Abel Tesfaye poursuit sa mue, entre records de streaming et fin de trilogie avec Hurry Up Tomorrow. Voici le portrait d’un artiste au présent, à l’orée d’une nouvelle ère.
Paris et Nice 2026 : deux dates en France et une billetterie sous tension
Le retour de The Weeknd en France a désormais des dates : 10 juillet 2026 au Stade de France (Paris) et 21 juillet 2026 à l’Allianz Riviera (Nice). Ces étapes ouvrent une nouvelle séquence de la tournée After Hours Til Dawn, entamée en 2022 et appelée à se prolonger jusqu’à l’été 2026. Prévente Live Nation billets : jeudi 11 septembre 2025 à 12 h. Vente générale billets : vendredi 12 septembre 2025 à 12 h. Les précédents passages, en 2023, avaient affiché complet en quelques minutes : l’affluence attendue et la taille des stades annoncent un raz-de-marée sur la billetterie.
Sur la partie européenne et britannique, Playboi Carti assurera la première partie : un choix logique tant la complicité artistique s’est renforcée ces dernières années. On l’a entendu aux côtés d’Abel Tesfaye sur Timeless (album Hurry Up Tomorrow) et Rather Lie (album de Carti, Music – Sorry 4 Da Wait, 2025). L’attelage promet une montée en température avant l’entrée de scène du Canadien.
Tournée After Hours Til Dawn 2026 : records et échelle du R & B
Lancée en 2022, After Hours Til Dawn est devenue, au fil de ses relais Amérique du Nord, Europe, Royaume-Uni, Amérique du Sud et Australie, la plus vaste tournée jamais portée par un artiste R & B. Le dispositif scénique — scénographie modulable, écrans géants, dramaturgie de ville-fantôme — a fait école : un récit visuel pensé pour les grands stades, nourri par les esthétiques de After Hours et Dawn FM. Le nouvel échappée 2026 ajoute une strate : Mexique, Brésil (avec Anitta en invitée) puis retour massif sur le Vieux Continent, Paris et Nice en tête côté français.
Au-delà des chiffres, la tournée a figé une image : The Weeknd en architecte d’un R & B nocturne devenu pop planétaire. Les blocs de synthés, les ruptures de tempo, les ponts chantés en falsetto signent une grammaire immédiatement reconnaissable.
Abel Tesfaye, la mue contrôlée d’un alias
Né Abel Makkonen Tesfaye (Toronto, 1990), l’artiste a fait de The Weeknd un masque public, aujourd’hui assumé comme un cycle en voie de clôture. Depuis 2023, il glisse de plus en plus son nom civil au premier plan. Son sixième album, Hurry Up Tomorrow (31 janvier 2025), a été annoncé comme la fin d’une trilogie (After Hours → Dawn FM → Hurry Up Tomorrow) et l’au-revoir à cet alter ego « vampirique ». Finalement, il exprime son désir de signer sous Abel Tesfaye. Ce pas est déjà franchi sur ses réseaux sociaux. De plus, certaines interviews le confirment.Finalement, il exprime son désir de signer sous Abel Tesfaye. Ce pas est déjà franchi sur ses réseaux sociaux. De plus, certaines interviews le confirment.
La bascule est esthétique autant que narrative : plus de lumière crue, des pulsations dance-pop héritées de Dawn FM, un goût persistant pour les textures new wave et dream pop qui irriguent sa discographie.

Une trilogie pensée comme un arc, prolongée par un film
Hurry Up Tomorrow ne s’est pas contenté d’un album : un film conceptuel du même nom, porté par Jenna Ortega et Barry Keoghan, explore la déchéance d’une star, miroir fictionnel des thèmes chers à Tesfaye : vertige de la célébrité, dépendances, double vie. L’entreprise brouille volontairement les lignes entre personnage et auteur, prolongeant ce que The Idol (2023) esquissait déjà : raconter l’industrie de l’intérieur, quitte à susciter polémique et rejet critique.
Sur disque, Hurry Up Tomorrow empile des collaborations à forte visibilité et consolide un son ample destiné aux stades. Timeless s’est imposé comme l’un des titres-phares en concert, pendant que d’autres morceaux plus sombres renouent avec la tension de After Hours.
Sur scène : le « grand spectacle » au service des chansons
Les concerts de The Weeknd tiennent autant du récit que du show : tableaux urbains, lune artificielle, lasers, foules de smartphones formant constellation. La voix, un ténor clair appuyé par sa voix de tête, traverse l’arène avec aisance. En outre, la tournée a affûté cette aisance. En ouverture, Playboi Carti apporte une énergie plus brute, tissant un pont entre trap et pop synthétique. Les duos possibles (Carti × Tesfaye) suffisent à exciter les pronostics pour l’été 2026.

Streaming, records et empreinte pop
Le phénomène Blinding Lights a franchi le cap inédit des 5 milliards d’écoutes sur Spotify : un règne qui résume l’empreinte de l’artiste sur les années 2020. The Weeknd reste, depuis 2023, l’un des tout premiers artistes globaux sur les plateformes, culminant à plus de 110 millions d’auditeurs mensuels selon les périodes. Autant de preuves de sa centralité pop, qu’il traverse sans renier ses attaches R & B.

Si l’on remonte la ligne du temps, les jalons expliquent cette puissance : la trilogie House of Balloons/Thursday/Echoes of Silence** (2011) pose un R & B alternatif charnel et brumeux ; *Beauty Behind the Madness (2015) l’installe au sommet des charts ; Starboy (2016) affine le versant electro-pop avec Daft Punk ; After Hours (2020) scelle la rencontre entre mélancolie nocturne et hégémonie mainstream.
Engagements et économie d’un artiste-monde
Abel Tesfaye n’a pas seulement investi les charts : il a développé une marque (label XO cofondé en 2011), multiplié les partenariats (mode, jeux vidéo) et structuré un volet philanthropique visible. Ambassadeur de bonne volonté du Programme alimentaire mondial (ONU) depuis 2021, il a lancé le XO Humanitarian Fund : chaque billet vendu sur After Hours Til Dawn génère un don. En 2024, une partie des recettes a financé des distributions alimentaires d’urgence au Proche-Orient.
La stratégie révèle une constante : faire de la tournée un levier culturel, économique et solidaire. Les scènes géantes deviennent autant de mégaphones pour ses causes que d’écrins à sa musique.
Stades en France 2026 : ce que disent Paris et Nice
Ouvrir l’été européen 2026 par Paris, puis filer sur Nice, c’est renouer avec deux enceintes où il a déjà éprouvé son show (été 2023). La capitale offre la solennité du Stade de France ; la Côte d’Azur, l’intimité paradoxale d’un stade ouvert sur la mer. Cette double halte raconte un artiste à l’aise partout, capable d’aimanter 80 000 personnes à Paris comme de transformer Nice en dancefloor panoramique.

Pour le public français, l’enjeu est double : revoir une production dont l’ampleur n’a pas d’équivalent dans le R & B contemporain, et saisir peut-être les derniers concerts de l’ère ‘The Weeknd’ avant un basculement assumé sous le nom d’Abel Tesfaye.
Repères biographiques et sélecteur d’écoute
– Nom civil : Abel Makkonen Tesfaye (1990).
– Origines : parents éthiopiens, enfance à Toronto.
– Label : XO (cofondé en 2011), distribution Republic Records.
– Œuvres clés : House of Balloons (2011), Beauty Behind the Madness (2015), Starboy (2016), After Hours (2020), Dawn FM (2022), Hurry Up Tomorrow (2025).
– Distinctions : 4 Grammy Awards, 20 Billboard Music Awards, 22 Juno Awards, 6 American Music Awards…
– À voir/écouter en amont des concerts :
• Live at SoFi Stadium (2023), captation qui fige la grammaire scénique actuelle.
• The Dawn FM Experience (2022), variation télévisuelle sur l’album.
• Hurry Up Tomorrow (film, 2025), pièce miroir de l’album.
Pratique : billets, prévente et où suivre
– Site officiel : theweeknd.com/tour
– Instagram : @theweeknd
Billetterie : pensez à vous inscrire aux alertes prévente et vente générale ; préparez vos comptes et moyens de paiement à l’avance, les files d’attente virtuelles étant souvent saturées à l’ouverture (12 h).
Cap sur l’été 2026
Au moment où The Weeknd assume la fin d’un cycle et prépare la suite sous son vrai nom, les stades de Paris et Nice s’annoncent comme des scènes-charnières. Entre records de streaming, tournée-monde et mue d’identité, Abel Tesfaye joue sa musique au présent : celle d’un artiste qui clôt une histoire en grand format pour mieux écrire la prochaine.