
Crédits : Cultura Inquieta / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
La chanteuse espagnole Rosalía a présenté ses excuses. Elle avait relayé une vidéo célébrant la victoire de l’Espagne contre l’Argentine en finale du Mondial 2026. À quelques jours de quatre concerts à Buenos Aires, des internautes réclament un remboursement ou appellent au boycott. Mais les spectacles restent programmés et les demandes de remboursement demeurent marginales, selon l’organisation citée par l’AFP. Un hommage symphonique distinct a toutefois été annulé à Córdoba.
De quoi Rosalía était-elle accusée ?
Le 19 juillet, l’Espagne a battu l’Argentine 1-0 après prolongation en finale de la Coupe du monde. Dans les jours suivants, Rosalía a repartagé en story Instagram une vidéo de Mia Khalifa célébrant la victoire espagnole. La chanson La Perla, tirée de l’album LUX, accompagnait une formule présentant les « perlas » comme vaincues.
Ce jeu de mots a été compris par de nombreux internautes argentins comme une moquerie visant leur sélection. En espagnol familier, perla peut désigner une personne pénible ou conflictuelle, mais le sens précis dépend du contexte. La vidéo et la story ayant été supprimées, leur enchaînement complet ne peut plus être vérifié directement. Les éléments disponibles reposent sur des captures et sur les comptes rendus publiés après la polémique.

Des excuses après la suppression de la story
Rosalía a retiré le partage, puis s’est excusée le 22 juillet. Le contenu de sa story Instagram a été repris par l’AFP. La chanteuse a expliqué avoir relayé la vidéo parce que sa chanson y figurait, sans lire le texte qui l’accompagnait. Elle a ensuite assuré n’avoir « que de l’amour pour l’Argentine ».
La réaction n’a pas éteint toutes les critiques. Sous les publications de l’artiste, certains messages annonçaient une demande de remboursement, tandis que d’autres appelaient à ne pas assister aux concerts. Ces déclarations montrent l’intensité de la colère en ligne. Elles ne mesurent ni l’opinion du public argentin ni l’existence d’une action collective organisée.
Quatre concerts maintenus à Buenos Aires
La programmation officielle de Live Nation confirme quatre dates au Movistar Arena de Buenos Aires. Le LUX Tour doit y faire étape les 1er, 2, 4 et 6 août. Au 24 juillet, aucune de ces représentations n’est annoncée comme annulée.
Le seul indicateur commercial disponible invite à la prudence. Selon des sources de l’organisation citées par l’AFP, les demandes de remboursement étaient « insignifiantes ». Elles sont rapportées aux 50 000 places vendues pour ces concerts, tous annoncés complets. La dépêche diffusée par BFM TV ne donne toutefois ni nombre exact de remboursements ni évolution dans le temps. Il est donc impossible d’évaluer plus finement l’effet de la controverse sur la fréquentation future.

À Córdoba, un hommage distinct a été annulé
Un effet concret a été documenté en dehors de la tournée officielle. Rosalía en Concierto – Ensamble Sinfónico, un hommage prévu le 23 juillet au Musée métropolitain d’art urbain de Córdoba, a été annulé. Un communiqué du musée a été repris par la presse argentine. Les organisateurs y invoquent la protection des artistes dans un climat devenu hostile.
Cet événement était une production tierce inspirée par les chansons de Rosalía. Son annulation ne résulte pas d’une décision de la chanteuse ou de son équipe et ne concerne aucune date du LUX Tour. Elle montre néanmoins que la polémique numérique a débordé sur un rendez-vous culturel local. Elle ne démontre pas un effet comparable sur les concerts de Buenos Aires.
Une mobilisation visible, sans boycott mesurable
En l’état, le mot boycott décrit surtout une intention affichée dans des commentaires. Aucun collectif identifié, aucune campagne structurée et aucun volume public de remboursements ne permettent d’établir un mouvement coordonné. Les quatre concerts restent inscrits au calendrier et le chiffre communiqué par l’organisation indique un impact commercial limité.
La situation peut encore évoluer d’ici au 1er août. Pour la mesurer, il faudra distinguer les billets remboursés, les éventuelles places remises en vente et la fréquentation réelle des spectacles. Au 24 juillet, les faits disponibles racontent donc moins un boycott accompli qu’un emballement numérique. Une seule conséquence extérieure à la tournée est documentée : l’annulation de l’hommage à Córdoba.