
Crédits : Dimitrios Savva (Panorama) Jarod Guest ( / Wikimedia Commons — CC0.
Le nom de Nadia Farès revient ce 21 avril avec une information pratique, mais le sujet dépasse largement le seul registre cérémoniel. Un avis de décès est publié dans le Carnet du jour du « Figaro ». Il annonce une cérémonie religieuse le vendredi 24 avril 2026. Celle-ci se tiendra à 15 h 30, en l’église Saint-Jean-de-Montmartre, à Paris. De plus, il y a une demande de fleurs blanches. Ces éléments, relayés notamment par « Purepeople », sont les seuls détails matériels que l’on puisse tenir pour établis à ce stade.
Ce que l’on sait, avec prudence, des obsèques de Nadia Farès à Paris
Publié le 21 avril, l’avis du Carnet du jour du « Figaro » cite ses filles Shana et Cylia Chasman, sa mère Micheline Tchemberdji et Steven Chasman. Il indique que Nadia Farès est morte le 17 avril 2026 et précise l’horaire, le lieu exact de la cérémonie religieuse ainsi que le souhait de la famille de voir apportées des fleurs blanches.
En revanche, rien ne permet encore d’établir, à partir de cet avis seul, les conditions d’accès à la cérémonie. De plus, son caractère public ou privé reste indéterminé. Les articles people publiés dans la foulée ajoutent peu d’éléments vérifiables au-delà de ce bloc d’informations. La partie obsèques doit donc rester courte, strictement bornée à cet avis de décès et aux reprises qui le citent nommément.
Ce cadre serré importe d’autant plus que l’actualité a très vite glissé vers un traitement d’émotion et de proximité familiale. Or l’enjeu éditorial tient moins à l’intimité des proches qu’à la place laissée vacante par une actrice. En effet, elle a traversé plusieurs registres du cinéma français sans jamais se laisser enfermer dans un seul emploi.
Une carrière qui ne se résume pas à un seul film
Selon la notice de carrière publiée par AlloCiné après sa mort, Nadia Farès fait ses premiers pas à l’écran au début des années 1990, avant de se faire remarquer au cinéma en 1994 dans « Elles n’oublient jamais ». Le site rappelle aussi ses passages chez Alexandre Arcady, Claude Lelouch et Bernie Bonvoisin, signes d’une trajectoire qui circulait déjà entre cinéma d’auteur accessible, drame populaire et films plus frontalement physiques.
Le rôle qui l’a fixée dans la mémoire collective reste toutefois celui de Fanny dans « Les Rivières pourpres », en 2000, sous la direction de Mathieu Kassovitz. AlloCiné, comme plusieurs reprises culturelles depuis le 18 avril, en fait le point de bascule le plus évident : celui où Nadia Farès devient pour beaucoup un visage immédiatement associé au thriller français de grande diffusion.
Mais sa carrière ne s’arrête pas à ce pic. Le même ensemble de sources rappelle aussi « Nid de guêpes » et, plus tard, la série « Marseille ». En effet, cette série l’a remise sous les yeux d’un public plus jeune ou plus sériel. Cette continuité compte : elle dit une actrice capable de revenir sans nostalgie, de déplacer son image et de rester lisible à l’écran sur une longue durée.
Le Parisien soulignait par ailleurs, le 18 avril, qu’elle préparait son premier film comme réalisatrice. Ce projet, mentionné au moment de l’annonce de sa mort, ajoute un dernier repère à sa trajectoire : Nadia Farès n’était pas seulement dans le souvenir de ses rôles passés, elle se trouvait encore dans un mouvement de création.
Une disparition qui renvoie à une certaine idée du cinéma populaire français
Les hommages publiés depuis le 18 avril ont souvent insisté sur son énergie, son allure et sa force de présence. Ce vocabulaire peut sembler attendu au moment d’une disparition, mais il dit aussi quelque chose de précis : Nadia Farès appartenait à ces actrices que le cinéma populaire français savait utiliser comme des points d’impact, à la fois élégants et combatifs, glamour et immédiatement dramatiques.
Née à Marrakech et élevée en France, selon les repères biographiques repris par la presse culturelle. Elle a porté une image de circulation entre plusieurs mondes, plusieurs origines, plusieurs intensités de jeu. Dans les années 1990 et 2000, cette singularité visuelle et physique l’a rendue identifiable en quelques plans. C’est souvent un bon test pour mesurer une empreinte : même lorsque la filmographie n’est pas massive, la présence, elle, demeure.
Son parcours raconte aussi une forme de porosité entre cinéma et télévision. Des débuts au petit écran à la reconnaissance en salle, puis au retour par la série, Nadia Farès a traversé des formats que bien des carrières françaises opposent encore artificiellement. Chez elle, cette circulation ne sonnait pas comme une dispersion, mais comme une manière de tenir dans le paysage.
C’est pourquoi les obsèques annoncées à Paris ne constituent pas seulement une information pratique pour les proches ou le public. Elles marquent aussi un moment de bilan pour une actrice. Sans avoir occupé en permanence le premier plan médiatique, elle a laissé des repères nets dans l’imaginaire collectif du cinéma français.
Entre information certaine et hommage mesuré
À ce stade, le plus solide reste donc simple : Nadia Farès est morte le 17 avril 2026 ; un avis de décès publié le 21 avril annonce une cérémonie religieuse le 24 avril à 15 h 30 à Saint-Jean-de-Montmartre ; la famille demande des fleurs blanches. Pour le reste, mieux vaut éviter toute surenchère, qu’elle soit intime, médicale ou purement people.
Ce choix de sobriété n’affaiblit pas le sujet. Il lui donne au contraire sa tenue : partir de quelques faits certains sur les obsèques de Nadia Farès à Paris, puis revenir à l’essentiel, c’est-à-dire à la carrière d’une actrice dont la disparition laisse un vide identifiable dans le cinéma français.
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