
En janvier 2015, Laura Smet prend la pose au dîner des Révélations des César, à Paris. Son regard frontal compose un portrait de l’actrice aujourd’hui choisie pour incarner Huguette Clerc. Crédits : Georges Biard, CC BY-SA 3.0.
Des scènes de Laura Smet étaient annoncées pour ce jeudi 13 août. La veille, l’actrice a relié son entrée dans le rôle d’Huguette Clerc à l’éclipse solaire. Ce choix de casting place la filiation au cœur de Johnny. Dans ce film de Cédric Jimenez, Benjamin Voisin incarne le chanteur. Au-delà de la confidence Instagram, le projet entend reconstruire une mémoire familiale et culturelle.
Une story avant les premières scènes
Laura Smet devait rejoindre ce jeudi 13 août le tournage de Johnny pour interpréter Huguette Clerc. Celle-ci est sa grand-mère paternelle et la mère de Johnny Hallyday. Le tournage général du film a commencé le 1er juin. Le lieu et le déroulement des scènes de l’actrice n’ont toutefois pas été rendus publics.
La veille, elle a évoqué cette étape dans une story Instagram. D’après les captures publiées par Paris Match, Voici et Purepeople, la publication montrait une photographie en noir et blanc. Johnny Hallyday y apparaissait avec sa mère. Laura Smet y écrivait : « Demain je joue ma grand-mère dans l’histoire de mon père. » Elle reliait ensuite ce moment à l’éclipse solaire du 12 août : « Là ce n’est plus un simple signe, c’est une évidence. »
Cette story était éphémère et n’a pas pu être consultée directement. Son texte est donc établi à partir de reproductions concordantes, et non d’une publication encore accessible sur le compte de l’actrice. Au moment de la rédaction, aucune prise de parole publique ne confirmait le début effectif de ses scènes. Ni Laura Smet, ni le réalisateur, ni la production ne s’étaient exprimés.
Cette prudence ne retire rien au fait central : la fille de Johnny Hallyday ne vient pas jouer son propre rôle. Elle remonte d’une génération et prête ses traits à la femme qui a donné naissance, en 1943, à Jean-Philippe Smet. Le geste dépasse ainsi le clin d’œil familial qui accompagne parfois un film biographique.
Une filiation transformée en choix de cinéma
Le casting crée une mise en abyme immédiate. Dans le récit, une fille interprète la mère de son père. Laura Smet apporte au film une ressemblance connue du public. Son histoire familiale accompagne aussi un personnage situé avant sa propre naissance. La présence d’une descendante ne remplace donc ni l’enquête biographique ni le travail d’interprétation.
Ce décalage est essentiel. Une apparition de Laura Smet sous ses propres traits aurait ancré le film dans le témoignage ou le caméo. Le rôle d’Huguette Clerc l’oblige au contraire à passer par la fiction pour restituer une ascendance. Il installe une proximité réelle avec le sujet tout en maintenant la distance propre au jeu d’actrice.
Le reste du casting prolonge ce dispositif familial. Nina Meurisse interprète Nathalie Baye, mère de Laura Smet, tandis que Noée Abita joue Sylvie Vartan et Marie Colomb la chanteuse Nanette Workman. Le film recompose ainsi plusieurs relations personnelles de Johnny Hallyday avec des comédiennes qui n’appartiennent pas, elles, à sa famille.
Ce contraste donnera sa mesure au choix de Laura Smet. Son lien de parenté peut nourrir l’émotion du spectateur, mais il ne garantit pas à lui seul la justesse du portrait. Cette justesse dépendra de l’écriture d’Olivier Demangel et Cédric Jimenez. Elle tiendra aussi à la place accordée à Huguette Clerc et à la distinction entre mémoire familiale et reconstruction dramatique.
Benjamin Voisin joue Johnny Hallyday
L’acteur choisi pour le biopic sur Johnny Hallyday est Benjamin Voisin. Un article de BFMTV fondé sur une dépêche de l’AFP a confirmé le rôle-titre en mai. Il confirmait aussi la réalisation de Cédric Jimenez et l’écriture menée avec Olivier Demangel. Le projet, produit par Hugo Sélignac, s’appuie sur un casting organisé autour de plusieurs périodes de la carrière du chanteur.
Benjamin Voisin a succédé à Raphaël Quenard. Ce dernier avait annoncé son retrait le 22 janvier 2026 sur Instagram, selon TF1 Info et l’AFP. Il invoquait un manque de temps pour se préparer. Ce remplacement distingue deux étapes du projet. Raphaël Quenard reste associé à sa première version. Benjamin Voisin est l’interprète du film désormais en tournage.
Autour de lui, William Lebghil incarne Michel Berger. Avec Noée Abita, Marie Colomb et Nina Meurisse, ces rôles suggèrent un récit qui dépasse les succès musicaux. Il passe aussi par les collaborations et les relations qui ont accompagné les transformations artistiques du chanteur.

Ce parti pris place Benjamin Voisin au centre d’un ensemble plutôt que dans un numéro d’imitation isolé. Dans un entretien accordé à Paris Match, l’acteur disait ne pas chercher « à imiter » Johnny Hallyday. Son ambition était d’« approcher une vérité de l’homme qu’il était, essayer d’être traversé par lui ». L’interprétation devra réunir la vedette publique et la trajectoire intime. Elle devra aussi traverser les changements d’époque couverts par le scénario.
Un récit qui s’arrête au Parc des Princes en 1993
Johnny n’est pas annoncé comme une biographie couvrant toute la vie du chanteur. La fiche du film publiée par AlloCiné en précise la période. Le récit ira des débuts de Jean-Philippe Smet aux concerts de ses 50 ans au Parc des Princes, en 1993. Cette borne exclut notamment les deux dernières décennies de sa carrière et sa mort, en 2017.
Le choix resserre le récit autour d’une construction. Un jeune homme devient une figure centrale de la culture populaire française. Puis l’artiste se réinvente pendant plus de trente ans. Sylvie Vartan, Nanette Workman, Michel Berger et Nathalie Baye servent de repères dans cette chronologie. Le film évite ainsi de devenir un catalogue de rencontres.
Huguette Clerc occupe une autre place. Elle se situe à l’origine de l’histoire, avant le nom de scène, les disques et les concerts de stade. Confier ce rôle à Laura Smet relie symboliquement le début du récit à l’une de ses descendantes. La story du 12 août donne à ce choix une visibilité immédiate. Le film devra encore montrer ce qu’il en fait dans sa narration.
Cette différence évite de réduire l’actualité à un message affectif. La coïncidence racontée par l’actrice relève de son interprétation personnelle. Elle n’explique pas le casting et ne prouve rien sur le contenu du film. L’information culturelle réside dans le passage de cette mémoire privée à une œuvre destinée au grand public.
Une sortie affichée au 8 décembre 2027
La date de sortie du biopic Johnny est actuellement affichée au 8 décembre 2027 sur AlloCiné, qui présente StudioCanal comme distributeur. Cette indication remplace, dans les informations disponibles, celle communiquée en mai, lorsque la dépêche de l’AFP évoquait encore le premier semestre 2027. Elle doit donc être privilégiée, tout en restant susceptible d’évoluer tant que le calendrier de production n’est pas achevé.
Paris Match avance une fin de tournage en octobre et un budget proche de 50 millions d’euros. Le magazine cite aussi des prises de vues à Paris, en Camargue, à Marseille et en Espagne. Ces éléments n’ont pas reçu de confirmation directe de la production dans les sources disponibles. La donnée la plus solide reste inchangée. Le film est en tournage avec Benjamin Voisin dans le rôle principal et Laura Smet dans celui d’Huguette Clerc.
La première scène de Laura Smet n’est donc pas seulement attendue comme un moment intime. Elle testera l’ambition annoncée de Johnny. Le film veut raconter une figure majeure de la culture populaire française à travers ceux qui ont façonné son parcours. Il confie aussi à un membre de sa famille la responsabilité d’incarner l’une de ses origines.