
Entre le 8 et le 9 décembre 2025, l’épouse de Jimmy Mohamed, Souailla, a publié puis supprimé sur Instagram des messages l’accusant de « violences psychologiques ». Déclenchée par une chronique diffusée sur RTL, la séquence a enflé sur les réseaux. Elle dit agir par épuisement après 15 ans de mariage. À ce stade, aucune procédure n’est mentionnée et le médecin n’a pas répondu publiquement.
Une story qui détonne sous un extrait RTL
Le 08/12/2025, au matin, un extrait d’une chronique de Jimmy Mohamed sur RTL circule sur Instagram. Le médecin y vante les bénéfices d’un chien pour la santé mentale des adolescents. Sous ce contenu, Souailla Mohamed, son épouse, réagit. Elle insiste sur l’importance de réfléchir à comment aider une victime de violences psychologiques. Ces violences sont infligées par son mari. De plus, elle précise que ce dernier est médecin. Qui va jusqu’à essayer de faire croire qu’elle a des hallucinations ? ». Le ton est donné. L’intervention peine à rester discrète : des stories s’enchaînent, puis disparaissent quelques heures plus tard. Les captures, elles, se diffusent largement via des comptes spécialisés.
Présomption d’innocence : à ce stade, il s’agit d’accusations publiques attribuées à Souailla Mohamed, relayées sur les réseaux sociaux. Aucune plainte ni procédure judiciaire n’est mentionnée dans les sources consultées. Jimmy Mohamed n’a pas réagi publiquement, selon les médias qui ont tenté de le joindre.
Ce que disent les messages publiés sur Instagram
Dans ses stories du 08/12/2025, Souailla Mohamed affirme être victime de « violences psychologiques ». Elle évoque des tentatives de lui faire croire qu’elle « a des hallucinations », assimilables à un harcèlement moral au sein du couple (gaslighting). Elle rapproche ensuite le discours public de son mari et son quotidien. D’un côté, elle reçoit des conseils réguliers sur la nutrition, la santé mentale ou la grossesse. De l’autre, elle présente cela comme des écarts privés. Elle diffuse des photos montrant l’intérieur d’une voiture remplie de snacks, chips, sodas, barres chocolatées et pizzas surgelées. Selon son récit, ces achats seraient « cachés » dans le véhicule. Cela va à l’encontre des recommandations qu’elle voit à l’antenne ou en librairie.

Au fil des messages, elle raconte avoir cuisiné « healthy », avoir passé un diplôme et accompagné la perte de poids de son mari. Le tout, dit-elle, pendant que celui-ci apporterait des « cochonneries » à l’abri des regards. Ces publications seront supprimées dans la journée. Entre-temps, Aqababe et d’autres comptes d’actualité people les archivent et les diffusent.
Rappel utile : ces éléments proviennent exclusivement des propos attribués à Souailla Mohamed sur Instagram et de leur reprise par la presse people. Ils sont rapportés ici au conditionnel.
Un message d’après-coup et un récit d’épuisement
Le 09/12/2025, en soirée, Souailla Mohamed publie un nouveau message. Elle y décrit un moment d’impulsivité. « Après 15 ans de mariage et 3 enfants, si j’en suis arrivée là, c’est que j’étais au bout du bout du rouleau », écrit-elle en substance. Elle affirme avoir fortement maigri ces derniers mois. Ses abonnés avaient perçu qu’« ça n’allait pas », laisse-t-elle entendre. Elle souligne une dissonance entre image publique et réalité intime, disant que les réseaux sociaux « nourrissent l’ego ». En outre, elle estime qu’ils déforment le réel. Parallèlement, elle assure que les conseils nutritionnels de son mari « ne sont pas moins valables ». Elle invite à éviter les produits ultra-transformés, distinguant parole professionnelle et vie privée racontée.

Silence du médecin et emballement médiatique
Des émissions de divertissement et des sites d’actualité télé évoquent la séquence et disent avoir sollicité une réaction de Jimmy Mohamed. Aucune réponse publique n’est rapportée à ce stade. L’affaire reste circonscrite aux réseaux sociaux et aux médias people : aucune plainte déposée ni enquête connue ne sont mentionnées par les titres qui reprennent l’histoire.
Principe juridique : en France, la présomption d’innocence s’applique jusqu’à une décision de justice définitive. Toute présentation des faits doit donc demeurer prudente et attribuée.
Une séquence en trois temps
1. Lundi 08/12/2025 (CET) : une chronique de Jimmy Mohamed a été diffusée sur RTL. Elle portera sur le chien comme appui pour la santé mentale des adolescents. L’extrait est partagé sur Instagram. Souailla Mohamed répond dans la foulée via commentaire et stories.
2. Lundi 08/12/2025 — journée : séries de stories où elle dénonce des « violences psychologiques » et un décalage entre conseils nutritionnels et pratiques privées. Publication de photos d’un véhicule rempli de produits ultra-transformés. Les captures d’écran commencent à circuler.
3. Mardi 09/12/2025 — soirée : un second message sera diffusé. Il aborde l’épuisement et exprime des remerciements aux soutiens. De plus, il critique la mise en scène des réseaux sociaux. Par ailleurs, il précise que les conseils nutritionnels de son mari au public restent valables.
Qui est Jimmy Mohamed ?
Médecin généraliste, Jimmy Mohamed est devenu l’un des visages de la vulgarisation santé à la télévision et à la radio. Il anime le *Mag de la Santé*** sur **France 5 et intervient régulièrement sur RTL, où il tient des chroniques santé. Sa forte présence médiatique s’appuie sur des ouvrages, des conférences et un sens de la pédagogie.
Ce que recouvrent les violences psychologiques au sein du couple
Le terme violences psychologiques désigne des comportements répétés visant à humilier, isoler, dévaloriser ou contrôler la partenaire ou le partenaire : propos dégradants, chantage affectif, menaces, surveillance, manipulation. Dans le langage courant, le « gaslighting » décrit une forme de mise en doute organisée de la perception de l’autre (« tu as rêvé », « tu inventes », etc.). Sur le plan juridique, la France reconnaît et sanctionne les violences conjugales (au sein du couple). Celles-ci incluent des violences physiques, sexuelles, économiques ou psychologiques. Les textes, la jurisprudence et les ressources pratiques sont accessibles sur Service-Public.fr. Les procédures et les délais étant variables, il est conseillé de documenter les faits allégués (messages, attestations, certificats médicaux). Par ailleurs, il est important de s’orienter vers les structures compétentes. On parle aussi de maltraitance psychologique dans le couple.
Repères pratiques et numéros d’aide
- 3919 – Violences Femmes Info : numéro gratuit, anonyme et 24 h/24, pour écouter, informer et orienter. Le 3919 s’adresse à toute victime, y compris celles identifiées comme femme battue.
- 17 (police/gendarmerie) ou 114 (SMS et visio pour les personnes sourdes et malentendantes) en cas d’urgence ou de danger immédiat.
- Plateformes d’accompagnement : associations locales, CIDFF, ordres professionnels (soutien juridique et médical).
Nota bene : ces coordonnées sont communiquées à titre d’intérêt général. Elles ne préjugent en rien de la véracité des accusations évoquées dans cette affaire.
Réactions en chaîne : réseaux sociaux, médias et opinion
La mise en récit opérée par Souailla Mohamed rencontre un écosystème propice : Instagram, X et les médias people accélèrent la diffusion des contenus, produisant une médiatisation instantanée. Les images d’une voiture encombrée de produits ultra-transformés frappent l’imagination. Elles condensent, en un tableau, l’écart qu’elle dénonce entre discours public et comportement privé. Dans le même temps, la suppression rapide des stories ajoute une couche d’opacité : captations, reposts, commentaires tout circule, parfois hors contexte, selon les familiarités de chacun avec les formats éphémères.
Cette séquence interroge la manière dont l’espace numérique fabrique de la preuve sociale. Une assertion s’y ancre via le partage, le like et la capture. Cela se fait souvent plus vite qu’une allégation ne se vérifie. D’où plusieurs principes : attribuer chaque propos et multiplier les vérifications matérielles. Ensuite, rappeler la présomption d’innocence et offrir un droit de réponse. Enfin, proscrire toute déduction hâtive.
Enjeux de société : informer sur des accusations sans nuire
La séquence rappelle un défi journalistique : rendre compte d’accusations privées portées sur les réseaux, sans préjuger du judiciaire. D’où plusieurs principes : attribuer chaque propos et multiplier les vérifications matérielles. Ensuite, rappeler la présomption d’innocence et offrir un droit de réponse. Enfin, proscrire toute déduction hâtive. Les formats éphémères (stories) produisent une preuve sociale rapide mais fragile, l’exposition d’une personnalité médiatique en accroît l’impact. L’enjeu est de distinguer le fait allégué, l’image et le droit.
Que dit la loi sur les violences psychologiques ?
Le droit pénal ne parle pas en tant que tel de « violences psychologiques », mais réprime le harcèlement moral au sein du couple (article 222-33-2-1 du Code pénal) : des propos ou comportements répétés dégradant les conditions de vie et altérant la santé physique ou mentale. Peines encourues : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement (aggravants : incapacité > 8 jours, mineur présent) ; 10 ans si le harcèlement conduit à une tentative de suicide ou à un suicide de la victime.
Au civil, le juge peut délivrer une ordonnance de protection selon les articles 515-9 et suivants du Code civil. Parfois, cette ordonnance est assortie d’interdictions de contact ou d’une éviction du domicile.
Politiques publiques : du 3919 au bracelet anti-rapprochement
La réponse publique combine accueil (« 3919 »), outils technologiques et mesures judiciaires. Le téléphone grave danger et le bracelet anti-rapprochement (BAR) s’adressent aux situations à risque élevé. Une synthèse du ministère de la Justice (2025) souligne un déploiement rapide en neuf mois. De plus, elle mentionne une montée en puissance progressive et un usage surtout pénal. Seulement 2 % des BAR en cours au 15 janvier 2024 avaient été prononcés au civil. L’étude pointe aussi les contraintes de moyens ainsi que les défis techniques du suivi.
Chiffres clés : France 2023–2024 et repères européens
Ce que l’on ne sait pas encore
À ce jour, il manque des éléments essentiels :
- La version détaillée de Jimmy Mohamed, qui n’a pas répondu publiquement aux sollicitations rapportées par les médias.
- D’éventuelles démarches en justice (plainte, main courante, enquête) : rien n’est confirmé dans les informations disponibles.
- Des éléments matériels indépendants des stories et captures.
Ces incertitudes sont centrales. Elles commandent une prudence soutenue dans l’interprétation de la séquence et interdisent tout raccourci sur la responsabilité des protagonistes.
À retenir
- Souailla Mohamed a publié, le 08/12/2025, des stories où elle accuse son mari, Jimmy Mohamed, de violences psychologiques, puis les a supprimées.
- Le 09/12/2025, elle a précisé agir sous l’effet d’une impulsivité liée à un épuisement. De plus, elle a distingué les conseils nutritionnels dispensés au public de son ressenti personnel.
- Aucune plainte ni procédure judiciaire n’est connue. Jimmy Mohamed n’a pas réagi publiquement.
- La présomption d’innocence prévaut, et le débat se déroule pour l’instant sur les réseaux sociaux.