EuroBasket 2025 : comment les Bleus peuvent déjouer Jokic, Doncic et Giannis

EuroBasket 2025 : quatre villes, une même fièvre (27 août–14 septembre). Stars, chocs et pièges tactiques. La France rajeunie vise haut.

Dates EuroBasket 2025 : du 27 août au 14 septembre, tournoi réparti entre Riga, Katowice, Tampere et Limassol. Jokic, Doncic, Antetokounmpo et une France rajeunie promettent un tournoi dense, ouvert et électrique. Qui imposera sa loi dans un format sans marge, où chaque possession pèse ? Entre favoris affirmés et outsiders ambitieux, l’édition 2025 s’annonce comme le révélateur des hiérarchies européennes.

EuroBasket 2025 : un plateau au sommet

Du 27 août au 14 septembre 2025, l’EuroBasket se partage entre Riga, Katowice, Tampere et Limassol. Plateau d’exception : Nikola Jokic, Luka Doncic, Giannis Antetokounmpo, Franz Wagner, Alperen Şengün, Kristaps Porziņģis, Lauri Markkanen. L’Espagne relance un cycle. De plus, la Serbie avance en favorite. Par ailleurs, la Grèce, l’Allemagne, la Slovénie et la France jouent le podium. Calendrier serré, format court, sans temps faible.

Repères : EuroBasket 2025 ; FIBA.

La France, moins clinquante, plus compacte

Privés de plusieurs phares (Victor Wembanyama, Evan Fournier, Mathias Lessort), les Bleus se réinventent. Guerschon Yabusele (29 ans), capitaine, cadre la jeunesse et incarne la responsabilité des deux côtés du parquet. Frédéric Fauthoux a verrouillé une grammaire simple : densité défensive, partage des responsabilités, attaques courtes et tranchantes.

Zaccharie Risacher (n° 1 de la Draft 2024) a droit d’entrée au rôle. Ailier longiligne, actif sur les lignes de passe, il doit espacer le jeu et punir sur séries. Autour de lui, Isaïa Cordinier, Bilal Coulibaly, Théo Maledon, Timothé Luwawu-Cabarrot et Élie Okobo composent une périphérie mobile. Dans le groupe D, Groupe D EuroBasket 2025 : France-Slovénie conditionne l’itinéraire ; la 1re place ouvrirait un tableau plus respirable en huitièmes.

Bios : Guerschon Yabusele, Zaccharie Risacher, Équipe de France.

Les clés d’un tournoi FIBA

Le jeu FIBA n’est pas la NBA : espacements plus courts, aides plus rapides, contact davantage toléré. L’attaque doit multiplier coupes et écrans d’angle. Ensuite, elle doit varier les entrées poste haut/poste bas. Enfin, il est essentiel de soigner les remises en jeu après temps mort. La gestion des fautes devient centrale : sur un tournoi resserré, un intérieur gêné tôt change l’équilibre d’une équipe.

La profondeur tranchera. Les bancs capables d’aligner 8-9 contributeurs utiles creusent l’écart à la reprise. Enfin, la transition défensive reste la frontière entre ambition et désillusion : contre Giannis, une seconde perdue vaut souvent deux points.

Affiches et hiérarchies à vif

Dès la phase de groupes, l’équilibre vacille : Serbie-Turquie à Riga, Finlande portée par la fièvre de Tampere, Lettonie en état de siège, France-Slovénie comme révélateur. On cherchera moins la démonstration que la maîtrise de l’ordinaire : rebond défensif sécurisé, pertes de balle contenues, exécution après temps mort. C’est fréquemment là que se loge le futur champion.

EuroBasket 2025 : styles qui s’entrechoquent. De Jokic à Giannis, l’ascenseur émotionnel. Maîtriser l’ordinaire, gagner la nuit.
EuroBasket 2025 : styles qui s’entrechoquent. De Jokic à Giannis, l’ascenseur émotionnel. Maîtriser l’ordinaire, gagner la nuit.

Les têtes d’affiche, version courte

Nikola Jokic (Serbie) 30 ans, triple MVP. Pivot-chef d’orchestre des Denver Nuggets, il transforme chaque possession en équation de géométrie. À FIBA, où l’aide arrive tôt, sa passe à une main et son tir en reculant sont des antidotes. Entouré de Bogdan Bogdanovic et Vasilije Micić, il offre à la Serbie un plancher de performance rarissime. Bio : Jokic.

Jokic, triple MVP, totem serbe. Passe, tir, tempo : il dicte la loi. En FIBA, chaque possession pèse. Objectif or à l’EuroBasket 2025.
Jokic, triple MVP, totem serbe. Passe, tir, tempo : il dicte la loi. En FIBA, chaque possession pèse. Objectif or à l’EuroBasket 2025.

Luka Doncic (Slovénie) 26 ans, silhouette affinée, sens du tempo intact. Maître du pick-and-roll, il punit chaque aide par la passe cachée ou le step-back. Avec un groupe moins profond, son emprise doit être totale pour retrouver l’ivresse de 2017. Le danger est permanent dès qu’il pose le dribble. Bio : Doncic.

Luka Doncic, affûté, maître du tempo. Pick-and-roll, passe masquée, step-back. La Slovénie vit à son rythme. France-Slovénie, test clé à l’EuroBasket 2025.
Luka Doncic, affûté, maître du tempo. Pick-and-roll, passe masquée, step-back. La Slovénie vit à son rythme. France-Slovénie, test clé à l’EuroBasket 2025.

Giannis Antetokounmpo (Grèce) Double MVP (2019, 2020), menace en transition, dissuasion au cercle. Si le tir extérieur s’aligne et que le rebond se verrouille, la Grèce peut viser la nuit finale. Son énergie met sous pression arbitres et adversaires du premier au dernier quart. Bio : Antetokounmpo.

Giannis, accélération et dissuasion. La Grèce rêve grand s’il arrose de loin. Transition assassin, rebond verrouillé. La nuit finale dans le viseur.
Giannis, accélération et dissuasion. La Grèce rêve grand s’il arrose de loin. Transition assassin, rebond verrouillé. La nuit finale dans le viseur.

Franz Wagner (Allemagne) 24 ans, lecture froide, premier pas long. Il attaque le close-out, finit des deux mains, défend trois postes. Aux côtés de Dennis Schröder, il donne à l’Allemagne, championne du monde 2023, un équilibre haut de gamme. Sérieux candidat au dernier carré. Bio : Wagner.

Alperen Şengün (Turquie). 23 ans, pivot créateur. Dos au panier, feintes, vision diagonale : la comparaison avec Jokic n’est plus un compliment facile. Si les extérieurs turcs assurent l’adresse, la Turquie peut bousculer les hiérarchies à Riga. Bio : Şengün.

Kristaps Porziņģis (Lettonie). 2,18 m, tir lointain, contre dissuasif. À domicile, il change la géométrie du terrain : le pick-and-pop ouvre l’axe, la protection du cercle apaise les siens. Si la santé tient, Riga peut rêver. Bio : Porziņģis.

Porziņģis, tir lointain et contre. À Riga, la licorne rebat la carte. Si la santé tient, tout est possible. La Lettonie rêve haut.
Porziņģis, tir lointain et contre. À Riga, la licorne rebat la carte. Si la santé tient, tout est possible. La Lettonie rêve haut.

Lauri Markkanen (Finlande). Scoreur d’allure calme, il allume par séries et nettoie le rebond défensif. En sélection, son volume grimpe encore : la Finnish Pride tourne à plein à Tampere. Candidat déclaré au titre de meilleur marqueur. Bio : Markkanen.

Lauri Markkanen, feu d’artifice annoncé. Tampere vibre pour son scoreur calme. Meilleur marqueur en ligne de mire. La Finlande veut surprendre.
Lauri Markkanen, feu d’artifice annoncé. Tampere vibre pour son scoreur calme. Meilleur marqueur en ligne de mire. La Finlande veut surprendre.

Guerschon Yabusele (France). Capitaine, relais émotionnel et technique. Tir de coin, jeu de short-roll, défense sur l’ailier-fort adverse : sa polyvalence rassure. Son tournoi dira jusqu’où la France peut aller sans plusieurs totems. Bio : Yabusele.

Dennis Schröder (Allemagne). Meneur de tournoi par excellence : vitesse, pick-and-roll tendu, sens du moment. MVP du Mondial 2023, il ferme les fins de match et tient la défense sur 28-30 minutes réelles. Bio : Schröder.

Willy Hernangómez (Espagne). Point d’ancrage intérieur, mains sûres, toucher près du cercle. Dans une Espagne en transition, il stabilise le jeu demi-terrain et garantit des points propres. Bio : W. Hernangómez.

Jordan Loyd (Pologne). Naturalisation validée, profil de closer. Scoreur d’Euroligue, il aime le money-time et bonifie les écrans porteurs. Pour une Pologne à domicile à Katowice, c’est un différenciateur. Bio : Loyd.

Deni Avdija (Israël). Ailier à grande foulée, passe juste, finition main droite. Sort d’une saison pleine : à FIBA, son envergure pèse sur les lignes de passe. Israël vise les huitièmes avec lui en fer de lance. Bio : Avdija.

Jonas Valančiūnas (Lituanie). Écrans durs, rebond protecteur, hook main droite. Dans les soirs serrés, il pose l’attaque, obtient des fautes et impose le tempo. La Lituanie garde ainsi un socle. Bio : Valančiūnas.

Simone Fontecchio (Italie). Ailier tranchant, course sans ballon, tir en sortie d’écran. S’il enchaîne à 3 points, l’Italie gagne un degré d’incandescence. Son sang-froid fait souvent la bascule. Bio : Fontecchio.

Zaccharie Risacher (France). 19 ans, longueur et discipline. Capable d’enflammer un quart-temps par deux interceptions et un tir d’angle, il doit apprivoiser le tempo senior. Un tournoi fondateur l’attend. Bio : Risacher.

Ce que promet l’EuroBasket 2025

Un titre à conquérir, pas à défendre. La Serbie apparaît un cran devant, Allemagne, Grèce, Espagne, Slovénie suivent d’un souffle. France, Lettonie et Turquie tiennent la mèche pour l’exploit. Le champion sera celui qui maîtrisera l’ordinaire avant d’apprivoiser l’extraordinaire : une nuit Luka, l’autre Jokic, puis la tornade Giannis. 2025 promet cela et plus encore.

Cet article a été rédigé par Pierre-Antoine Tsady.