Doums devant le tribunal : les points clés du dossier Adèle Exarchopoulos et de la récidive alléguée à Paris

Adèle Exarchopoulos apparaît au 82e Festival international du film de Venise, dans le sillage du film Chien 51. L’image garde le visage public de l’actrice à distance du dossier judiciaire qui la concerne. Crédits : LucaFazPhoto, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Adèle Exarchopoulos apparaît au 82e Festival international du film de Venise, dans le sillage du film Chien 51. L’image garde le visage public de l’actrice à distance du dossier judiciaire qui la concerne. Crédits : LucaFazPhoto, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le rappeur Doums, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, comparaît ce lundi 29 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est jugé pour violences habituelles présumées sur son ex-compagne Adèle Exarchopoulos. Ouverte après une plainte déposée en 2024, l’affaire impose un traitement judiciaire précis. Elle doit rester loin du registre people que pourrait suggérer la notoriété des deux protagonistes.

Une audience correctionnelle à Paris

Selon Franceinfo, Doums est jugé pour des faits qualifiés de violences habituelles commises par conjoint ou ex-conjoint. La période visée irait de 2017 à 2025. La radio publique rapporte aussi une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. Le dossier serait examiné en état de récidive légale.

Le Parisien situe l’audience au tribunal des Batignolles, à Paris. À ce stade, l’enjeu public tient moins aux identités connues du dossier qu’à l’examen judiciaire. La justice doit apprécier des accusations de violences conjugales répétées. La présomption d’innocence reste entière pour les faits jugés ce lundi.

Une plainte déposée en 2024

D’après Franceinfo et Le Parisien, la procédure visant le dossier Adèle Exarchopoulos Doums remonte à octobre 2024. C’est alors que l’actrice aurait déposé plainte. Mamadou Coulibaly a ensuite été placé en garde à vue le 22 janvier 2026. Selon les éléments rapportés en janvier par Franceinfo, il a été déféré deux jours plus tard au parquet de Paris.

Après ce défèrement, le rappeur avait été placé sous contrôle judiciaire. Franceinfo mentionnait plusieurs obligations. Parmi elles : interdiction de contact, interdiction de paraître près du domicile, soins, absence d’arme et pointage. Ces mesures ne valent pas condamnation. Elles encadrent une personne mise en cause dans l’attente de son procès.

Adèle Exarchopoulos présente ‘L’Amour ouf’ au Film Fest Gent 2024, devant les photographes. Le tapis rouge rappelle la visibilité internationale de l’actrice, que le traitement judiciaire doit pourtant tenir à distance de toute lecture people. Crédits : Joost Pauwels, CC0, via Wikimedia Commons.
Adèle Exarchopoulos présente ‘L’Amour ouf’ au Film Fest Gent 2024, devant les photographes. Le tapis rouge rappelle la visibilité internationale de l’actrice, que le traitement judiciaire doit pourtant tenir à distance de toute lecture people. Crédits : Joost Pauwels, CC0, via Wikimedia Commons.

Une qualification à manier avec prudence

Les violences habituelles désignent, en droit pénal, une répétition de faits reprochés plutôt qu’un épisode isolé. Dans ce dossier, les détails matériels des faits présumés doivent encore être établis publiquement. Il en va de même pour la position de la défense et les demandes éventuelles de la partie civile. En l’absence d’une décision rendue publique, il faut donc écrire que Doums est poursuivi ou jugé. Il ne faut pas écrire qu’il a commis les faits.

L’avocate d’Adèle Exarchopoulos citée par Franceinfo, Marie Grimaud, intervient pour la partie civile. Le dossier peut aussi soulever des questions de protection de la vie privée. Les deux anciens compagnons sont parents d’un enfant. Cet élément ne justifie pas de détails intimes dans le récit. Il rappelle seulement que l’affaire conjugue publicité judiciaire et protection des personnes concernées.

Une autre condamnation à distinguer

Le parcours judiciaire récent de Doums comporte un autre dossier. Il est distinct de celui ouvert après la plainte d’Adèle Exarchopoulos. En février 2026, le rappeur a été condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis probatoire. Cette procédure de violences conjugales concernait sa compagne actuelle, selon 20 Minutes.

Dans la procédure examinée ce 29 juin 2026, la récidive légale est mentionnée par les médias qui citent le parquet. La condamnation de février appartient, elle, à un autre dossier. Sans décision ni acte publié établissant le lien juridique exact, elle ne doit pas être présentée comme le fondement de cette récidive. Les deux procédures concernent des plaignantes, des périodes et des décisions judiciaires différentes.

Adèle Exarchopoulos apparaît à la cérémonie des prix Lumières 2014, au moment où son nom s’impose dans le cinéma français. Cette archive situe la notoriété de l’actrice sans déplacer le centre du récit : une audience correctionnelle. Crédits : Georges Biard, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Adèle Exarchopoulos apparaît à la cérémonie des prix Lumières 2014, au moment où son nom s’impose dans le cinéma français. Cette archive situe la notoriété de l’actrice sans déplacer le centre du récit : une audience correctionnelle. Crédits : Georges Biard, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Un procès suivi au-delà du fait divers

Adèle Exarchopoulos a été révélée au grand public par La Vie d’Adèle. Doums, lui, est un ancien membre du collectif L’Entourage. Leur notoriété explique l’attention médiatique, mais elle ne doit pas déplacer le centre du sujet. Le cœur de l’affaire reste une audience correctionnelle consacrée à des violences conjugales présumées. Elle porte sur leur qualification et sur les garanties procédurales qui encadrent l’examen des faits.

Le procès doit préciser les faits retenus par la prévention, les arguments de la défense et les demandes de la partie civile. Selon le déroulé de l’audience, une décision immédiate ou un éventuel délibéré peut aussi être annoncé. Tant que ces éléments ne sont pas publics, l’article doit rester sur une ligne simple. Il faut attribuer les informations judiciaires, distinguer les procédures et rappeler la présomption d’innocence.

Cet article a été rédigé par Christian Pierre.