
Depuis le 15 janvier 2026, quatre jeunes Thomas Allart (20 ans), Margot Nizan (16 ans), Léa Duguet Vermandel (16 ans) et Clément Dumont (16 ans) n’ont plus donné de nouvelles. Le parquet de Laon a ouvert une enquête pour disparition inquiétante et la gendarmerie de Sissonne a lancé un appel à témoins. Les enquêteurs pensent qu’ils pourraient circuler ensemble à bord d’une Peugeot 206 blanche, immatriculée AY-354-TJ. Des signalements évoqués ces derniers jours restent, à ce stade, à confirmer.
Jeunes disparus : une disparition à quatre, entre Aisne et Val-d’Oise
Ils ont des âges différents, des domiciles différents, et pourtant la même absence pèse sur les mêmes heures. Trois mineurs et un jeune majeur. Trois adolescents ont encore de nombreux rendez-vous et projets. De plus, un garçon de 20 ans est censé être libre.
Les départs ont été constatés dans l’Aisne et le Val-d’Oise. Le dossier a rapidement pris une dimension collective : il ne s’agit pas d’une disparition isolée, mais d’un groupe. Quand les familles constatent que les messages n’obtiennent pas de réponse, l’inquiétude augmente. En outre, les appels sans écho renforcent cette inquiétude. Elle devient une urgence.
C’est ce basculement qui a conduit le parquet de Laon à ouvrir une enquête pour disparition inquiétante. Cette qualification en droit français permet une mobilisation plus large des moyens d’enquête. En effet, l’absence de nouvelles fait craindre un danger, surtout quand des mineurs sont concernés.
Enquête gendarmerie : ce que l’on sait des dernières heures
À ce stade, la chronologie est faite de repères précis, mais elle laisse un grand espace d’ombre entre les points.
Selon les informations communiquées dans le cadre de l’appel à témoins, Thomas Allart a été vu pour la dernière fois à Cuissy-et-Geny le 15 janvier à 8 h 25. Clément Dumont aurait été aperçu à Athies-sous-Laon, le même jour, à 8 h 25 également.
Pour Léa Duguet Vermandel, le dernier élément connu la situe à son domicile, à Lappion, le 15 janvier à 22 h 30. Enfin, Margot Nizan a été déclarée en fugue depuis son domicile d’Argenteuil, dans la nuit du 15 au 16 janvier.
Dans ce puzzle, un détail rassemble les pièces : les quatre jeunes pourraient circuler « ensemble » dans une Peugeot 206 blanche portant la plaque AY-354-TJ. La gendarmerie précise que le véhicule aurait été conduit par le seul majeur du groupe.

Fugue de mineurs ? Une piste, sans exclure le reste
Dans les premiers jours d’une disparition, les hypothèses se succèdent parfois trop vite. Les enquêteurs, eux, avancent par recoupements, pas par intuitions.
La piste de la fugue coordonnée est évoquée. Elle n’est ni un verdict ni une certitude. C’est une hypothèse de travail basée sur ce que l’on observe. En effet, on remarque des départs rapprochés, un groupe, un véhicule et un silence.
Des signalements non confirmés ont circulé, mentionnant des apparitions possibles dans différents secteurs. Notamment vers Charleville-Mézières, Reims ou même le Luxembourg. Les forces de l’ordre rappellent généralement, dans ce type de situation, que les « pistes » doivent être vérifiées. En effet, ces pistes proviennent de messages privés ou de réseaux sociaux et nécessitent une validation avant d’être retenues.
La prudence n’a rien de froid. Elle protège. Elle évite qu’une rumeur ne devienne une fausse certitude. De plus, elle empêche qu’un détail erroné n’oriente les recherches sur une mauvaise route. Enfin, elle prévient qu’une personne soit injustement mise en cause.
« Disparition inquiétante » : ce que cela change dans l’enquête
En France, lorsqu’une personne disparaît, la réponse judiciaire dépend des circonstances. Une absence peut relever d’une simple « disparition », souvent traitée par des vérifications. En revanche, elle peut aussi être une disparition inquiétante lorsque le contexte fait craindre une mise en danger.
Dans cette affaire, le cadre est clair : des mineurs sont concernés. De plus, selon l’appel à témoins, il n’y a aucun contact avec les familles depuis plusieurs jours. Cela suffit à justifier une enquête plus structurée.
Concrètement, les enquêteurs peuvent multiplier les auditions et exploiter les éléments techniques disponibles. De plus, ils peuvent vérifier les itinéraires possibles, recouper les témoignages, et traiter plus rapidement les informations reçues. Le but est simple : localiser le groupe, le plus vite possible, et déterminer ce qui s’est passé.
Cette qualification n’implique pas qu’un crime soit établi. Elle dit seulement : l’absence inquiète, et l’État met davantage de moyens pour comprendre et retrouver.
Quand l’enquête franchit la frontière : le rôle du CCPD de Tournai
L’Aisne n’est pas un département frontalier à proprement parler. Cependant, ses axes routiers ouvrent rapidement vers les Ardennes et la Belgique. De plus, ils mènent plus loin vers le Luxembourg. Dès qu’une piste transfrontalière est envisagée, les investigations peuvent s’appuyer sur des mécanismes de coopération.
C’est là qu’intervient le Centre de coopération policière et douanière (CCPD) franco-belge de Tournai. Ce dispositif sert à accélérer l’échange de renseignements entre services français et belges : plaques d’immatriculation, signalements, contrôles routiers, informations opérationnelles.
Dans les faits, cette coopération vise à réduire la « perte de temps » entre deux administrations. En effet, cela est nécessaire quand une enquête ne s’arrête pas à une ligne sur une carte. Elle permet d’ouvrir des canaux rapides : vérifier un signalement, confirmer ou infirmer une localisation, croiser une information venue du terrain.
Si la piste du Luxembourg est évoquée, d’autres relais existent à l’échelle européenne. Mais, à ce stade, les autorités n’ont pas détaillé publiquement les résultats de ces vérifications. De plus, elles n’ont pas précisé les zones de recherche prioritaires.
Les familles, au bord du téléphone
Dans les affaires de disparition, l’enquête avance avec des procédures, les proches avancent avec le manque. Les familles vivent une succession de minutes trop longues, coupées de sursauts : une notification, un appel, une voiture blanche qui passe et fait battre le cœur trop vite.
Le silence est ce qui pèse le plus. Un adolescent peut s’éloigner, un jeune adulte aussi. Cependant, l’absence de signe, de message ou de « je vais bien » fait évoluer la situation différemment. En effet, cela conduit à une pièce où l’imagination s’active et où l’angoisse devient physique.
Les proches, souvent, cherchent à aider. Ils relaient l’appel à témoins, interrogent des amis, refont les trajets possibles. Ils espèrent qu’un détail, même infime, fera basculer le dossier dans la clarté. Dans ce cas précis, l’idée que les quatre jeunes soient ensemble peut aussi nourrir un autre espoir : celui qu’ils se protègent, qu’ils s’entraident, qu’aucun ne soit seul.

Comment aider sans alimenter les rumeurs
Un appel à témoins a un objectif précis : obtenir des informations utiles et vérifiables. Dans une époque où tout se partage en quelques secondes, l’aide la plus efficace est fréquemment la plus simple.
- Si vous croyez avoir aperçu les jeunes ou le véhicule, notez le lieu, l’heure et la direction. Par ailleurs, consignez tout élément concret sans interprétation.
- Évitez de publier en ligne des informations non vérifiées : un « on m’a dit » peut détourner l’attention, voire exposer des mineurs.
- Ne diffusez pas de détails personnels supplémentaires (adresses, établissements, numéros privés). La diffusion publique doit rester sous contrôle des autorités.
Toute personne disposant d’informations est invitée à contacter la gendarmerie. Pour la brigade de Sissonne, le numéro de contact est 03 23 80 07 17. En cas d’urgence, composez le 17. Pour les situations impliquant un mineur, le 116 000 est aussi un numéro d’écoute et de soutien dédié aux disparitions d’enfants.
Ce que l’on attend maintenant
À la date du 21 janvier 2026, les familles n’ont pas été informées publiquement d’une localisation confirmée des personnes disparues. L’enquête se poursuit, alimentée par les témoignages et les vérifications.
Dans ce type de dossier, les premières heures sont cruciales. Cependant, les jours suivants ont aussi leur importance. En effet, un véhicule peut être aperçu plus tard. De plus, un achat peut laisser une trace. Par ailleurs, une caméra peut éclairer un itinéraire. Enfin, un témoin peut se souvenir après coup.
La disparition de Thomas Allart, Margot Nizan, Léa Duguet Vermandel et Clément Dumont place les autorités devant une course : trouver avant que le temps n’ajoute du risque. Pour les proches, l’attente est d’une autre nature : elle tient à une phrase, la plus courte et la plus espérée « ils sont retrouvés ».
En attendant, le message des enquêteurs demeure inchangé : toute information peut être précieuse. Cependant, elle doit être transmise au bon endroit. De plus, cela doit se faire avec la rigueur nécessaire. Ainsi, on évite que les inquiétudes ne se transforment en bruit.