
Céline Dion fait vibrer le Centre Bell de Montréal en août 2008 pendant ‘Taking Chances’. Dans le halo bleu, la chanteuse tend la main au public, micro serré contre elle. Crédits : Anirudh Koul / CC BY 2.0, Creative Commons Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0).
Une nouvelle photo de Céline Dion, publiée le 13 juillet 2026 par Aleksandar Antonijevic, confirme que le portraitiste canadien a travaillé avec la chanteuse. Le photographe évoque plusieurs images et une collaboration créative, sans préciser la date, le lieu ni la destination de la séance. Cette publication survient à deux mois du retour de l’artiste à la Plenitude Arena. Aucun lien officiel entre les deux événements n’est toutefois établi.
Une séance avérée, un projet encore indéfini
Le point de départ tient dans une publication mise en ligne le 13 juillet. Aleksandar Antonijevic y apparaît aux côtés de Céline Dion et affirme l’avoir rencontrée puis photographiée. Son texte parle des « photographies » créées ensemble, au pluriel. Il établit donc l’existence d’une séance et d’un travail commun, sans en dévoiler le résultat.
Le photographe décrit une artiste généreuse de son temps, créative et pleinement engagée dans le processus. Il insiste sur la confiance qui se serait installée devant l’objectif et présente chaque prise comme le fruit d’une collaboration. Ce récit renseigne sur son expérience du plateau, mais il demeure le témoignage enthousiaste de l’un des participants. Ni l’équipe de Céline Dion ni un éventuel commanditaire n’ont accompagné la publication d’une annonce.
L’image visible est une photo souvenir montrant la chanteuse et le photographe enlacés. Elle ne permet pas d’observer les portraits auxquels le texte fait référence. La formule finale, « Restez à l’affût », laisse attendre une suite, mais ne précise ni sa forme ni son calendrier. À ce stade, évoquer une campagne, un magazine, un livret de concert ou un projet autonome serait prématuré. Cela transformerait une invitation à patienter en information.
Ce que cette photo permet — et ne permet pas — de dire
Pour qui cherche une photo de Céline Dion aujourd’hui, la publication apporte une image nouvellement diffusée, pas nécessairement une image nouvellement réalisée. Le 13 juillet correspond à la date de mise en ligne. La date de prise de vue n’est pas indiquée. Le lieu reste lui aussi inconnu : Antonijevic vit et travaille à Toronto, mais cette donnée biographique ne localise pas la séance.
La photographie ne constitue pas davantage un bulletin de santé ou une preuve de préparation scénique. Une posture, un sourire ou une apparence ne permettent pas d’évaluer l’état médical d’une personne. Ils ne prouvent pas non plus sa capacité à assurer une série de concerts. Le fait vérifiable est plus limité : Céline Dion a posé pour Antonijevic. Selon celui-ci, elle a participé activement à la création des images.
Cette distinction est importante, car plusieurs articles publiés depuis le 14 juillet reprennent la même source primaire. Leur nombre ne crée pas autant de confirmations indépendantes : tous remontent au message du photographe. Aucun élément nouveau n’y identifie le client, le support de diffusion ou un rapport avec les concerts annoncés à Nanterre.
Aleksandar Antonijevic, du mouvement au portrait
Le parcours du photographe donne à cette collaboration un intérêt qui dépasse la circulation d’une image de célébrité. Né en 1969 dans l’ancienne Yougoslavie, Aleksandar Antonijevic a d’abord mené une carrière de danseur classique. La présentation de Berenson Fine Art indique qu’il a rejoint le Ballet national du Canada en 1991. Il y a été danseur principal. Sa biographie professionnelle résume cette première vie artistique à vingt-cinq années consacrées au ballet.
Son passage de la scène à la photographie n’est pas décrit comme une rupture. Il dit avoir transposé derrière l’appareil des principes appris par le corps : la forme, l’espace, la tension et l’équilibre. Son travail porte principalement sur la figure humaine et le portrait. Ce vocabulaire éclaire son message sur Céline Dion, peu centré sur le dispositif technique. Antonijevic insiste davantage sur l’engagement du modèle et la relation établie pendant la prise de vue.
Dans sa note d’intention artistique, Antonijevic cite Vermeer pour l’observation et la lumière. Il mentionne aussi Rodin et Robert Mapplethorpe pour leur traitement du corps. Il dit chercher l’histoire qu’un visage ou une posture peut raconter et attendre un moment authentique chez son sujet. Ces références éclairent sa pratique générale. Elles ne suffisent toutefois pas à analyser la série avec Céline Dion, puisque les portraits définitifs n’ont pas encore été rendus publics.
Cette réserve évite d’attribuer par avance une esthétique à des images invisibles. La singularité du regard annoncé demeure : un ancien interprète habitué à penser le mouvement a travaillé avec une chanteuse. Le retour public de celle-ci se construit aussi par l’image. La portée exacte de cette rencontre dépendra pourtant des photographies elles-mêmes et du contexte dans lequel elles seront montrées.
Un retour scénique officiel, mais un lien non démontré
Le calendrier des concerts, contrairement à celui de la séance, est documenté. L’équipe de Céline Dion avait annoncé le 30 mars 2026 dix représentations à partir du 12 septembre. Six dates ont ensuite été ajoutées. L’annonce officielle du 7 avril porte ainsi la série à seize concerts, du 12 septembre au 17 octobre 2026.

La page actuelle de la salle confirme cette période. L’enceinte, désormais appelée Plenitude Arena, se trouve à Nanterre, dans l’agglomération parisienne, et non dans Paris intra-muros. La production annoncée doit être mise en scène par le directeur artistique Willo Perron et parcourir les succès français et anglais de la chanteuse.

La proximité du calendrier explique l’attention portée à toute nouvelle photo de Céline Dion. Elle ne démontre pas que la séance sert la promotion de ces spectacles. Aucune déclaration publique ne relie pour l’instant les portraits à la campagne de concerts. Ni le photographe, ni l’équipe de la chanteuse, ni la salle, ni les producteurs n’ont établi ce lien. Les deux informations doivent donc rester distinctes. La série scénique est annoncée et datée ; le travail photographique est confirmé, mais sa destination reste inconnue.
Pourquoi l’expression de nouveau projet reste prématurée
Le mot « projet » peut désigner la séance elle-même, une commande éditoriale ou une série personnelle du photographe. Il peut aussi s’agir d’un élément d’une communication plus large. En l’absence de précision, chacune de ces possibilités reste ouverte. La publication ne mentionne ni titre, ni partenaire, ni support, ni date de sortie. Elle ne fait pas davantage état d’un nouvel album, d’un documentaire ou d’une campagne liée à Paris.
Présenter d’emblée cette séance comme le nouveau projet artistique de Céline Dion donnerait à une hypothèse la force d’une annonce. Le fait culturel est déjà substantiel sans cet ajout. Une artiste a accepté le regard d’un portraitiste venu de la danse, et plusieurs images ont été produites. Leur auteur promet implicitement de revenir sur cette rencontre. L’intérêt se situe dans la fabrique possible d’une nouvelle représentation publique, pas dans une finalité encore inconnue.
Ce cas montre aussi la vitesse avec laquelle un message personnel devient un récit promotionnel. Le témoignage d’Antonijevic porte sur la relation de travail et sur ce qu’il a ressenti. Les reprises ont souvent rapproché cette émotion du retour scénique. Ce rapprochement est compréhensible sur le plan chronologique, mais il n’est pas encore étayé par une commande ou une stratégie officiellement identifiée.
Les réponses qui manquent encore
Plusieurs questions simples permettraient de fixer la nature de la collaboration : quand et où la séance a-t-elle eu lieu ? Qui l’a commandée ? Combien de portraits ont été retenus ? Sur quel support et à quelle date seront-ils publiés ? Les réponses doivent venir du photographe, de l’équipe de Céline Dion ou d’un commanditaire clairement identifié.
En attendant, deux certitudes demeurent. Aleksandar Antonijevic a photographié Céline Dion et décrit un processus créatif partagé. La chanteuse doit parallèlement retrouver la scène à Nanterre à partir du 12 septembre 2026. Tout lien fonctionnel entre les portraits et ces concerts reste à établir. La prochaine information décisive ne viendra pas d’une nouvelle reprise de la même légende Instagram. Elle sera la publication des images ou l’annonce de leur destination.