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Gravement malade, Carla Bruni est mise en examen

Carla Bruni devant un tribunal

En 2020, Ziad Takieddine avait retiré son témoignage accusant Nicolas Sarkozy d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 avec des fonds libyens. La justice enquête sur ce revirement, réalisé contre de l’argent selon Takieddine.

Après Nicolas Sarkozy en octobre, Carla Bruni-Sarkozy a été mise en examen le 9 juillet 2024 dans cette enquête. L’ancien intermédiaire, Takieddine, avait accusé Sarkozy de financement illégal avant de se rétracter en 2020, affirmant plus tard avoir été payé pour ce revirement.

Carla Bruni-Sarkozy, qui a affirmé sur les réseaux sociaux lutter encore actuellement contre le cancer, a été entendue deux fois par les enquêteurs. Une première fois en tant que témoin en juin 2023, une seconde comme suspecte début mai. Elle est soupçonnée d’avoir utilisé une ligne téléphonique secrète pour coordonner avec Michèle Marchand, surnommée "Mimi", l’organisation de l’interview dans laquelle Takieddine se rétractait. Marchand, patronne de Bestimage, a été impliquée dans la mise en scène de cette rétractation.

Carla Bruni-Sarkozy est désormais mise en examen pour "recel de subornation de témoin" et "association de malfaiteurs en vue de commettre l’infraction d’escroquerie au jugement". Cependant, elle bénéficie du statut de témoin assisté concernant les soupçons d’association de malfaiteurs pour corruption au Liban, un autre volet de l’enquête.

Cette mise en examen intervient alors que Carla Bruni-Sarkozy n’est toujours pas en rémission de son cancer, soulevant des questions sur sa capacité à supporter cette pression judiciaire supplémentaire.

Nicolas Sarkozy, mis en examen pour les mêmes accusations en octobre, a nié toute implication. Ses avocats ont déposé une requête pour annuler les poursuites et déplacer l’enquête, affirmant que les déclarations de Takieddine ne peuvent être crédibles uniquement quand elles accusent Sarkozy.

Une douzaine d’autres personnes sont également mises en examen, dont Mimi Marchand pour subornation de témoin, et plusieurs hommes d’affaires pour leur implication présumée dans le retrait des accusations de Takieddine. Le procès principal sur les soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 est prévu pour 2025.