Captain Marvel : le rôle que Brie Larson a failli refuser et le tournant du MCU

De retour en clair sur TF1, Carol Danvers redevient un rendez-vous collectif. Le film remonte aux années 1990 pour raconter une origine en puzzle, entre Kree et Skrulls. En coulisses, Brie Larson a d’abord dit non, avant d’accepter après plusieurs échanges. Revoir cet épisode, c’est retrouver le point d’appui qui mène, plus tard, à ‘The Marvels’.

Diffusé sur TF1 le 28 décembre 2025 à 21 h 10, Captain Marvel) (Capitaine Marvel) remet en avant l’héroïne incarnée par Brie Larson, dont la distribution a longtemps été discutée avant d’être acceptée. Le film, sorti en 2019, raconte l’origine de Carol Danvers (Captain Marvel) et s’inscrit dans le MCU. En coulisses, choix de mise en scène, réception et liens avec The Marvels éclairent cette rediffusion en clair.

Une diffusion en clair qui remet l’héroïne au centre

TF1 a programmé Captain Marvel le dimanche 28 décembre 2025 à 21 h 10. La chaîne proposait le film en version multilingue (VM), avec audiodescription et sous-titrage pour les publics sourds et malentendants, et l’indication déconseillé aux moins de 10 ans.

Derrière l’événement de grille, le long-métrage (sorti en 2019) reste une porte d’entrée utile vers le Marvel Cinematic Universe (MCU) : il présente l’origine de Carol Danvers, et fait le lien avec des personnages déjà installés — notamment Nick Fury, ici encore loin du patron de l’ombre que l’on connaît.

Les faits essentiels : de quoi parle ‘Captain Marvel’ ?

Dans Captain Marvel, Carol Danvers se réveille avec des pouvoirs qu’elle maîtrise mal, et une mémoire lacunaire. Le récit se déroule dans une esthétique années 1990, qui n’est pas qu’un décor : elle sert de repère temporel et de contraste avec le reste du MCU.

Le film s’ouvre sur une guerre interstellaire entre deux peuples extraterrestres, les Kree et les Skrulls. Carol, enrôlée côté Kree sous une identité partielle, se retrouve peu à peu confrontée à ce qu’elle a oublié — et à ce qu’on lui a raconté. En revenant sur Terre, elle croise Nick Fury (interprété par Samuel L. Jackson) et met au jour un conflit où les apparences, justement, ne disent pas tout.

La fiche de diffusion de TF1 mentionne notamment Brie Larson (Carol Danvers), Samuel L. Jackson (Nick Fury), Ben Mendelsohn (Talos) et Jude Law (Yon-Rogg), ainsi que la co-réalisation de Anna Boden et Ryan Fleck.

Un film charnière dans la chronologie du MCU

Si le MCU s’est construit sur une succession de chapitres, Captain Marvel fonctionne comme un retour en arrière contrôlé. Officiellement, Disney présente le film comme le premier long-métrage du MCU dont le personnage féminin Marvel est au centre, et insiste sur ce choix de période — « plonger dans les années 90 » — pour raconter une origine « à l’envers » : l’héroïne possède déjà ses pouvoirs, mais doit reconstruire son passé.

Cette structure permet de lier l’héroïne à des motifs déjà présents dans la saga. Elle inclut agences, artefacts et conflits. Ainsi, elle n’exige pas du public d’avoir tout suivi.

Sur le plan industriel, Captain Marvel reste un moment important : selon les données de box-office compilées par des bases spécialisées, le film a franchi environ 1,13 milliard de dollars de recettes mondiales. Cette performance a renforcé l’idée d’un blockbuster centré sur une héroïne. Cela s’est produit à une période où le débat sur la représentation des héroïnes Marvel occupait déjà l’espace public.

Anna Boden et Ryan Fleck : une co-réalisation observée de près

La diffusion sur TF1 remet aussi en lumière un fait souvent rappelé à la sortie : Captain Marvel est présenté, en France, comme le premier film du MCU à être mis en scène par une femme — en l’occurrence Anna Boden, en co-réalisation avec Ryan Fleck.

L’énoncé mérite d’être formulé avec précision : il s’agit d’une co-mise en scène, et le périmètre est celui de la production estampillée MCU. Mais l’effet symbolique est réel, car l’univers cinématographique Marvel avait, jusqu’alors, confié ses longs-métrages à des cinéastes masculins.

Dans Captain Marvel, cette signature se lit moins dans un style « auteur » revendiqué que dans un équilibre : un film d’action très codifié, mais traversé par une attention aux souvenirs, au doute, au regard des autres. L’héroïne avance par fragments, et le scénario joue avec cette idée — les pouvoirs ne suffisent pas, il faut aussi comprendre qui les a rendus possibles, et à quel prix.

Brie Larson, un rôle d’abord refusé puis accepté au fil des discussions

L’un des angles les plus instructifs, à distance de la promotion, tient aux coulisses du casting. Brie Larson a raconté qu’elle avait refusé une première approche en 2016, au moment où son équipe lui parle de l’intérêt de Marvel pour le personnage. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, l’actrice explique avoir ressenti une anxiété trop forte. Ses déclarations ont été reprises par la presse. Elle avait l’impression de ne pas pouvoir gérer un blockbuster.

Toujours selon ce récit, le studio n’a pas lâché l’idée. Marvel serait revenu à la charge, à plusieurs reprises, jusqu’à une rencontre avec les dirigeants et une présentation plus concrète du projet. L’actrice décrit alors un processus progressif, fait de discussions et d’éléments de scénario. De plus, elle découvre une intention qui la touche.

Du côté du studio, Kevin Feige a raconté que le synopsis avait été présenté à l’actrice lorsqu’elle s’était dite intéressée par l’univers, et que l’annonce du casting avait compté parmi les moments forts pour Marvel. Mises bout à bout, ces versions décrivent un même trajet : l’hésitation face à l’ampleur du projet, puis l’adhésion à une intention et à un personnage.

Une héroïne, un symbole… et un film qui reste un objet de cinéma populaire

À l’écran, Captain Marvel avance comme une enquête : fragments de mémoire, déplacements, et retournements d’alliance. La diffusion en clair en fait aussi un rappel simple : une franchise peut se regarder par morceaux, à condition d’offrir un récit autonome.

Ce que l’on sait déjà : l’héroïne reste une figure clé, mais le récit change d’échelle. La continuité passe autant par les personnages que par les décisions de calendrier et de production. À l’écran, l’identité compte autant que les pouvoirs : mémoire, loyautés, et récit recomposé. En télévision, le film retrouve sa force simple : une aventure autonome qui relance l’envie de suivre le MCU.
Ce que l’on sait déjà : l’héroïne reste une figure clé, mais le récit change d’échelle. La continuité passe autant par les personnages que par les décisions de calendrier et de production. À l’écran, l’identité compte autant que les pouvoirs : mémoire, loyautés, et récit recomposé. En télévision, le film retrouve sa force simple : une aventure autonome qui relance l’envie de suivre le MCU.

De Captain Marvel à The Marvels : une suite au calendrier bousculé

La diffusion sur TF1 intervient après la sortie de The Marvels, suite réalisée par Nia DaCosta. Le film a connu plusieurs changements de calendrier avant d’être fixé à novembre 2023. La presse spécialisée rappelait qu’il était initialement annoncé pour décembre 2022, puis déplacé à juillet 2023, avant ce nouveau report.

Le film réunit Carol Danvers (Brie Larson), Monica Rambeau (Teyonah Parris) et Kamala Khan (Iman Vellani), face à Dar-Benn (jouée par Zawe Ashton).

La suite élargit le cadre : Carol Danvers partage l’écran avec Monica Rambeau et Kamala Khan. Face à elles, une adversaire nommée Dar-Benn, incarnée par l’actrice Zawe Ashton. Un choix d’antagoniste qui déplace l’enjeu vers les héritages Kree et les rapports de pouvoir. Après le film-origine, l’univers devient choral : trois héroïnes, une menace, et des équilibres à refaire.
La suite élargit le cadre : Carol Danvers partage l’écran avec Monica Rambeau et Kamala Khan. Face à elles, une adversaire nommée Dar-Benn, incarnée par l’actrice Zawe Ashton. Un choix d’antagoniste qui déplace l’enjeu vers les héritages Kree et les rapports de pouvoir. Après le film-origine, l’univers devient choral : trois héroïnes, une menace, et des équilibres à refaire.

Les bases de box-office indiquent environ 206 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de production estimé à 270 millions. Cependant, ce résultat tranche avec le premier film.

Ces écarts renvoient aussi à un contexte différent : multiplication des sorties, concurrence des offres et fatigue possible des univers partagés. La télévision, elle, relance parfois l’intérêt sur la durée.

Repères pratiques pour le public

Voici les informations utiles à retenir pour la diffusion sur TF1 :

  • Diffusion : dimanche 28 décembre 2025 à 21 h 10 sur TF1.
  • Accessibilité : audiodescription et sous-titrage (publics sourds et malentendants), VM.
  • Signalétique : déconseillé aux moins de 10 ans.
  • Durée indicative : 124 minutes (environ 2 h 04).
  • Distribution principale (selon la fiche chaîne) : Brie Larson, Samuel L. Jackson, Ben Mendelsohn, Jude Law.

Pour celles et ceux qui préfèrent la séance à la demande, Captain Marvel est aussi régulièrement proposé en vidéo et, selon les périodes de droits, sur des plateformes (dont Disney+).

En clair, pourquoi revoir le film aujourd’hui

En programmant Captain Marvel, TF1 remet en circulation un film qui n’est pas seulement un épisode de plus dans une franchise : c’est une histoire d’origine construite comme un puzzle, un jalon symbolique pour la représentation à l’écran, et un rappel des coulisses d’un casting longtemps hésité. Pour le public, la rediffusion en clair a une vertu simple : permettre de revoir — ou de découvrir — comment Carol Danvers, Captain Marvel, s’est imposée comme l’une des figures clés du MCU, avant les développements plus dispersés de sa suite.

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Cet article a été rédigé par Émilie Schwartz.