CAN 2025 : Abdelli rappelé, l’Algérie remanie sa liste

À deux jours du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, l’Algérie doit réagir vite. Houssem Aouar est forfait après une blessure à l’entraînement, annoncée le 19 décembre 2025. Vladimir Petković convoque Himad Abdelli en renfort : une arrivée express, sans temps à perdre. Premier test le 24 décembre à Rabat face au Soudan, dans un groupe E déjà sous tension.

À deux jours du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, l’Algérie ajuste sa liste. Le 19 décembre 2025, Houssem Aouar a déclaré forfait après une blessure à l’entraînement, et Vladimir Petković a convoqué en renfort Himad Abdelli (Angers SCO) pour cette CAN 2025. Le milieu offensif doit rejoindre le groupe au plus vite, alors que les Fennecs débutent le 24 décembre à Rabat : Algérie — Soudan.

Un remplacement de dernière minute à l’approche du tournoi

Le groupe algérien engagé à la CAN 2025 évolue déjà. Le 19 décembre 2025, la Fédération algérienne a acté le forfait de Houssem Aouar, touché à l’entraînement, et a procédé à son remplacement. Pour compenser cette absence, le sélectionneur Vladimir Petković a convoqué Himad Abdelli, milieu offensif d’Angers SCO, jusque-là absent de la liste.

Le changement intervient à deux jours du coup d’envoi de la compétition au Maroc. Sur le plan sportif, l’Algérie perd un joueur installé dans la rotation. Cependant, elle rappelle un profil déjà suivi par le staff. Sur le plan logistique, Abdelli doit rejoindre rapidement le rassemblement. Ainsi, il pourra intégrer un groupe déjà tourné vers son premier match.

Dans une phase finale, ces ajustements font partie du quotidien : la liste annoncée n’est jamais totalement figée jusqu’au premier coup d’envoi. Mais chaque forfait a un coût, car la préparation est courte. En effet, les automatismes se construisent à l’entraînement, parfois sur quelques séances seulement.

Ce que l’absence d’Aouar implique pour l’entrejeu algérien

L’encadrement n’a pas détaillé la nature exacte de la blessure de Houssem Aouar. Le simple fait d’acter un forfait, à l’orée d’un tournoi, indique néanmoins une indisponibilité. En effet, celle-ci est jugée incompatible avec l’enchaînement des matchs.

Le poste d’Aouar, capable d’évoluer dans l’axe et entre les lignes, pèse dans l’équilibre de l’équipe : il apporte un lien entre la récupération et la dernière passe, et peut aussi se projeter. Son absence impose à Petković de recomposer, soit en redéfinissant les rôles au milieu, soit en ajustant l’animation offensive.

L’appel de Himad Abdelli dessine une réponse pragmatique : plutôt qu’un pari, l’Algérie choisit un joueur de même zone, habitué au rythme des compétitions de club en France et déjà familiarisé avec les exigences d’un groupe international.

Abdelli, un choix cohérent après une non-sélection initiale

La convocation d’Himad Abdelli a une saveur particulière, car le joueur n’avait pas été retenu dans la première liste annoncée pour la phase finale. Dans les jours précédant le forfait d’Aouar, le sélectionneur avait insisté sur la densité au milieu et la nécessité de trancher.

La logique, au fond, reste celle des grandes compétitions : beaucoup de joueurs sont jugés proches, puis une blessure ou une suspension fait basculer une hiérarchie. Dans cette zone du terrain, où l’on recherche à la fois justesse et impact, le choix est souvent restreint. En effet, trouver un remplaçant adéquat peut s’avérer difficile.

Pour Abdelli, l’enjeu est immédiat : intégrer des repères collectifs en quelques séances. De plus, il doit assimiler des consignes et se rendre disponible. Parfois, cela se fait sans la perspective d’un rôle majeur dès le départ. Dans ce type de tournoi, une entrée en cours de match peut rapidement redistribuer les minutes. De plus, un carton, une fatigue ou une alerte physique peuvent aussi influencer cette répartition.

Le rappel d’Abdelli raconte un parcours construit, du Havre à Angers, sans raccourci. Non retenu dans la liste initiale, il devient soudain une solution concrète pour stabiliser l’entrejeu. Son défi : absorber les consignes, trouver sa place, être utile dès ses premières minutes. Dans une CAN au calendrier serré, chaque détail compte, et la fraîcheur peut faire basculer un match.
Le rappel d’Abdelli raconte un parcours construit, du Havre à Angers, sans raccourci. Non retenu dans la liste initiale, il devient soudain une solution concrète pour stabiliser l’entrejeu. Son défi : absorber les consignes, trouver sa place, être utile dès ses premières minutes. Dans une CAN au calendrier serré, chaque détail compte, et la fraîcheur peut faire basculer un match.

Groupe E CAN 2025 : calendrier de l’Algérie (dates, stades, villes)

L’Algérie a été versée dans le groupe E avec le Soudan, le Burkina Faso et la Guinée équatoriale. Les rencontres de poule conduisent les Fennecs à se projeter immédiatement, dans un calendrier CAN 2025 très resserré : le premier match arrive vite et ne laisse pas de temps long pour « monter en régime ».

Selon la CAF, le calendrier de l’Algérie à la CAN 2025 est le suivant :

  • 24 décembre 2025 : Algérie — Soudan, au Complexe sportif Prince Héritier Moulay El Hassan (Rabat).
  • 28 décembre 2025 : Algérie — Burkina Faso, au Complexe sportif Prince Héritier Moulay El Hassan (Rabat).
  • 31 décembre 2025 : Guinée équatoriale–Algérie, au Complexe sportif Prince Héritier Moulay El Hassan (Rabat).

Pour le public, ces trois dates offrent une lecture simple. En effet, l’Algérie joue pendant la période des fêtes. De plus, le calendrier est resserré et les enjeux se précisent dès la deuxième journée. Le match Algérie — Burkina Faso, programmé le 28 décembre, peut notamment peser dans l’issue du groupe.

CAN 2025 au Maroc : dates clés et cadre général

La CAN 2025 se déroule au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. La compétition s’inscrit dans un mois de fin d’année particulier : les sélections enchaînent les matchs alors que les clubs, eux, basculent habituellement vers une autre temporalité sportive.

Le match d’ouverture est programmé le 21 décembre 2025, avec le pays hôte en tête d’affiche. La finale est prévue le 18 janvier 2026 à Rabat, au Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah.

Portrait : Himad Abdelli, du Havre à Angers, et l’appel des Fennecs

Himad Abdelli, 26 ans, incarne une trajectoire patiente. Passé par la formation au Havre AC, il a franchi les étapes dans un football où les milieux offensifs sont souvent jugés à l’instantané : une passe décisive, un but, une action. Abdelli s’est installé dans un registre de liant, entre travail sans ballon et capacité à porter le jeu.

À Angers, son rôle se lit dans les détails : se rendre disponible, orienter, accélérer quand l’espace s’ouvre, et revenir quand le bloc doit se resserrer. Ce type de profil ne remplace pas mécaniquement un autre joueur : il offre des solutions, et oblige parfois à déplacer une ligne ou à modifier une animation.

En sélection, l’histoire est plus récente. Être appelé à quelques jours d’une CAN met en lumière ce que l’équipe nationale attend des joueurs de complément. En effet, elle exige une disponibilité immédiate et une disposition à s’insérer sans bousculer l’équilibre. De plus, il est nécessaire de prendre le relais sur une séquence de match si besoin.

Aouar, une pièce qui manque au moment où l’Algérie cherche de la stabilité

Le forfait d’Houssem Aouar est un contretemps, parce que le joueur apporte un profil que l’Algérie n’a pas toujours en abondance : un milieu capable d’alterner conduite, passe et présence offensive, sans renoncer aux tâches de l’axe.

Au-delà du joueur, c’est une option tactique qui disparaît à l’approche du tournoi. Dans une courte compétition, on prépare souvent un plan par adversaire. Ainsi, la perte d’un milieu polyvalent réduit la marge de manœuvre. Le staff doit alors s’appuyer davantage sur des ajustements internes : redistribution des rôles, alternance de profils ou gestion plus fine des temps de jeu.

Petković, une gestion de groupe confrontée aux aléas physiques

Comme tous les sélectionneurs à l’approche d’une phase finale, Vladimir Petković se retrouve face à une donnée simple : la préparation se fait avec une liste, et la compétition commence parfois avec une autre. Remplacer un joueur au dernier moment ne se résume pas à un nom sur une feuille : il faut intégrer un rythme, des consignes, et occasionnellement une relation technique avec des partenaires.

Le sélectionneur doit maintenir la cohérence d’un projet de jeu et des automatismes, tout en absorbant une absence. C’est un travail d’équilibre : éviter de transformer une contrainte en sujet permanent, et préserver la sérénité du groupe avant l’entrée en lice.

Un forfait, et toute une mécanique se réorganise : l’Algérie perd Aouar, gagne une option différente. Petković choisit Abdelli pour sa capacité à relier les lignes et à s’insérer dans un collectif déjà lancé. Trois dates tracent l’urgence : Soudan (24/12), Burkina Faso (28/12), Guinée équatoriale (31/12), à Rabat. La CAN commence avant même le premier match : gérer l’imprévu sans perdre l’équilibre.
Un forfait, et toute une mécanique se réorganise : l’Algérie perd Aouar, gagne une option différente. Petković choisit Abdelli pour sa capacité à relier les lignes et à s’insérer dans un collectif déjà lancé. Trois dates tracent l’urgence : Soudan (24/12), Burkina Faso (28/12), Guinée équatoriale (31/12), à Rabat. La CAN commence avant même le premier match : gérer l’imprévu sans perdre l’équilibre.

Ce que l’on peut attendre dans les prochains jours

À court terme, l’essentiel est clair : Abdelli doit rejoindre le groupe et se mettre au niveau d’intensité du rassemblement. Le staff, lui, doit préciser son utilisation : solution de rotation, option de fin de match ou alternative plus structurante si l’entrejeu doit être rééquilibré.

Pour l’Algérie, l’objectif immédiat reste le même : bien démarrer le 24 décembre face au Soudan, puis aborder le match contre le Burkina Faso comme un rendez-vous potentiellement décisif. La CAN se joue en séquences courtes. Une blessure, un ajustement, un rappel de dernière minute : tout cela fait partie du décor. L’important, au bout, est de transformer ces aléas en continuité collective.

La TECHNIQUE INCROYABLE d'Himad Abdelli

Cet article a été rédigé par Émilie Schwartz.